Voici la deuxième partie du test du Canon EOS 7D que vous attendiez tous. Assurez-vous d’avoir lu la première partie avant de lire celle-ci…

Le Canon EOS 7D
Dans cette partie, il est question de la prise en main du boîtier.
1. Le boîtier
Le boîtier a l’air solide. Il est assez lourd pour donner confiance et tient bien dans la main. Comparé au 400D, le 7D est plus grand, mais pas beaucoup plus. Il est en tout cas suffisamment grand pour que le “petit doigt” soit sur la poignée. La prise en main avec une optique assez lourde comme l’EF 24-70L est alors moins difficile sur le 7D que sur le 400D.
Le boîtier a l’air bien protégé, et semble pouvoir supporter l’humidité(sans pour autant pouvoir le plonger dans l’eau…). Même les trappes pour cartes mémoires et batteries ont l’air renforcées. On est loin de l’aspect plastique du 400D.

Même la trappe pour carte CF a l’air solide…
Le 7D dispose d’un large écran arrière permettant de voir d’un coup d’oeil tous les paramètres. Les boutons sont bien placés, et on peut aisément les actionner sans faire quitter les mains du boîtier. Avec un peu d’habitude, on peut donc changer quasiment tous les paramètres assez rapidement sans quitter l’oeil du viseur.

L’écran arrière est large et affiche tous les paramètres de prise de vue.
Le barillet de modes comporte les modes PASM, un mode Bulb, un mode tout auto, et trois modes personnalisables. Les modes scènes classiques(nuit, sport, paysage) ne figurent pas sur le barillet. Néanmoins, il est étrange que Canon ait choisi de faire figurer un mode CA(Creative Auto) sur un boîtier expert…

Le barillet de modes
Un bouton start/stop est disponible et permet de passer en un clin d’oeil au mode Live View et à la fonction video sans naviguer dans les menus, ce qui est très pratique.

Le fameux bouton start/stop, qui permet de passer en Live-View. Un petit sélecteur permet de passer en mode video. Egalement visibles sur cette photo: les boutons de mise en route de l’autofocus, celui de mémorisation de l’exposition, la sélection des collimateurs autofocus, et le joystick
Près du déclencheur, un bouton M-Fn permet l’appel d’une fonction personnalisée. Dans mon cas, il s’agit de la mémorisation d’exposition au flash.

Le dessus de l’appareil, avec le bouton M-Fn
Des prises pour flash et pour télécommandes sont disponibles, ainsi que des prises HDMI, USB, et pour entrée micro. Ces prises sont relativement bien protégées.

Le Canon EOS 7D possède toutes les connexions nécessaires
Le boîtier possède un flash intégré. Je ne suis pas fan du rendu de ce type de flash, d’autant plus que c’est sans doute le plus mauvais endroit pour placer un flash. Ceci dit, une fonction très pratique fait son apparition avec le 7D: le contrôle des flashs externes! Jusque là, il fallait acheter le coûteux ST-E2, un transmetteur infrarouge qui permet de déclencher ses flashs cobras et de leur communiquer les informations TTL. On pouvait aussi prendre des solutions radio plus couteuses, comme les Pocket Wizards, ou bien prendre des solutions plus bas de gamme, comme les Cactus triggers, ou des CTR-301 (c’est ce que j’ai). Avec le 7D, les flashs externes peuvent être pilotés avec le flash intégré. Je vous avoue que c’est pratique!

La griffe pour flash, sur le flash popup qui permet le pilotage des flashs à distance.
2. Le viseur
Le viseur est très large. Avec un grossissement de 1X, on dispose d’un bon confort à la visée: l’image est suffisamment grande pour permettre la mise au point manuelle dans les cas où on en a besoin.
La couverture 100% du viseur permet de voir exactement le champ qui sera sur la photo. Il n’y a plus la mauvaise surprise de l’élément caché sur les bords et qui se retrouve sur la photo alors qu’on en voulait pas…
Le viseur intègre un écran LCD sur lequel sont affichées des informations, comme la position des collimateurs AF, la zone de mesure spot, ou un quadrillage pour aider au cadrage. Les informations classiques d’exposition sont indiquées dans le bas de la visée.
3. Utilisation
Le démarrage est très rapide. A peine le bouton On/Off commuté sur On, le nettoyage capteur est lancé, et très peu de temps après, on peut déclencher. Le nettoyage peut-être interrompu en appuyant à mis course sur le déclencheur.
Les commandes sont intuitives. Tous les boutons ont un nom: on sait tout de suite à quoi ils servent.

Une touche RAW+JPEG permet de sélectionner le format de fichier. Personnellement, je suis toujours en RAW, et ce bouton me permet d’ajouter un JPEG de manière ponctuelle…
L’autofocus est très rapide. Avec le 7D, mes objectifs dépourvus de motorisation USM, comme mon EF 50mm f/1.8, ne sont pas devenus beaucoup plus rapide que sur mon 400D, mais ils semblent moins hésitants en tout cas: l’autofocus accroche même en basse luminosité même sur des surfaces sans trop de contraste. Le suivi autofocus semble assez performant sur des sujets mobiles. Je n’ai pas eu trop l’occasion de le tester, mais avec un peu plus de pratique, je pourrai en parler d’avantage….
Le réglage de l’autofocus est sophistiqué. Plusieurs modes sont disponibles et correspondent à des situations différentes:
- Single point AF: l’autofocus se fait sur un collimateur au choix.
- Spot AF: même chose qu’avec le Single point, mais avec une zone plus réduite
- AF point extension: même chose qu’avec le Single point, mais le boîtier se sert des collimateurs voisins comme points d’assistance.
- Auto: L’autofocus se fait sur l’ensemble des collimateurs
- Zone AF: L’autofocus se fait sur un groupement de collimateurs. C’est sans doute le mode que j’utilise le plus, car c’est un moyen de guider l’autofocus vers ce qu’on veut tout en laissant une petite part aux automatismes du boîtier.
Le joystick arrière permet de choisir rapidement un collimateur ou un groupe de collimateurs. Dans le mode Zone AF, par exemple, on peut passer du groupe central à 9 points à un groupe latéral à 4 points d’un seul clic, ce qui est très pratique quand on veut faire la mise au point sur une zone particulière de l’image. Par exemple, en portrait, on peut très simplement choisir les collimateurs à placer sur les yeux.
Le boîtier est très réactif. Le bouton déclencheur n’a pas le cran du 400D qui indique qu’on est à mi-course: on déclenche très vite sans s’en apercevoir… Malgré tout, cela élimine le fameux flou de bougé au moment où on appuie sur le bouton
La vitesse de la rafale peut-être réglée: elle peut être de 8 i/s ou de 3 i/s. En partant du principe “qui peut le plus, peut le moins”, je ne suis pas certain de l’utilité de ce réglage. Peut-être que cela permet aux gens de ne pas remplir leurs cartes mémoires trop rapidement?
Les fonctions personnalisés du boîtier sont très nombreuses: il est possible de paramétrer à peu près toutes les fonctions du boîtier, comme la sensibilité de l’autofocus, son comportement lorsqu’il s’est perdu, les micro-réglages par objectifs(jusqu’à 20 objectifs peuvent être réglés), et même les fonctions des boutons!
4. Bon, très bon…
D’un point de vue boîtier, je pense que le 7D devrait plaire à de nombreux photographes. Il a introduit de nombreux changements que l’on avait pas constaté depuis très longtemps dans la gamme Canon. Une réussite!
Dans la prochaine partie, je parlerai des images que délivrent le 7D!
Voir aussi:
- Première partie du test: Introduction
- Galerie photo du test
- Voir le Canon EOS 7D chez le partenaire Geek-Trend
Voir aussi
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[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Thomas, steakhachai et macgreeny, steakhachai. steakhachai a dit: [Steakhachai.fr]: Test du Canon EOS 7D(2/4) – Prise en main http://www.steakhachai.fr/blog/2010-06-18-test-du-canon-eos-7d24-prise-en-main/ [...]
Enfin! Merci pour ce très bon test. Je suis tenter par ce boîtier mais il est pas à la portée de toute les bourses
Super test, ça fait presque envie [mais bon ça reste moins bien que Nikon (troll inside
)].
C’est une très bonne nouvelle que le flash intégré puisse piloter des flashs externes, cela dit! Et les révisions d’ergonomie sont les bienvenues et pourraient servir aux futurs boîtier.
Bonjour, ça fait un moment que je me tâte pour acheter un 7D (et un moment aussi que je suis ce blog), et je suis presque convaincu. Mais j’ai discuté avec un photographe qui m’as vivement conseillé de passer au plein format (donc au 5D mark II (car je veux aussi faire un peu de vidéo).
Bien sûr, le budget n’est pas le même mais on trouve des 5Dmk2 d’occasion à des prix raisonnable (un peu moins qu’un 7D neuf).
Sachant que je n’ai pour l’instant pas beaucoup d’objectifs et que l’achat de mon boitier va me priver de nouveaux objectifs avant un moment….
Que dois-je faire ?
Ps: je suis vraiment content de mon samyang 8mm/f 3.5 acheté sur les conseils du steakachai…..
Bonjour Pierre,
Je dirais que ça dépend de ton type de photo. Les deux boîtiers n’ont pas tout à fait la même philosophie. Si la qualité d’image et l’utilisation des courtes focales sont plus importants, alors le 5DmkII est le meilleur candidat. Sinon, le 7D apporte des petits plus en termes d’ergonomie et en AF, avec une excellente qualité d’image.
A toi de voir
A bientôt sur le blog!
En fait j’essaye de faire pas mal de photos de sports.
Et le 8im/s ainsi que la qualité vidéo du 7D m’as tapé dans l’œil.
Je crois que je vais rester sur ce choix…..
Merci de la réponse.
Pierre